Laurence Cathala
recollections

Vernissage samedi 31 janvier à 18h30
Exposition du 31 janvier au 28 février 2009

19 rue Burdeau
69001 Lyon / France

Ouvert les mercredi,
vendredi et samedi
de 14h30 à 18h30

Recollections

Préface - par Clément Dirié
Figures
« (…)La mémoire est au coeur du texte, comme de la démarche de l’artiste. En effet, pour ce dispositif particulier de lecture et de mise en forme de la littérature, l’artiste s’est souvenue de deux textes marquants : Molloy de Samuel Beckett et l’inaltérable Du côté de chez Swann de Marcel Proust. A ces deux textes, elle a fait subir le mélange (des temps, des phrases, des sujets) et l’ajout (de ses liaisons, de ses mots) dans un geste à la fois d’hommage et d’appropriation. Comme si la littérature était devenue, avant tout, une matière. Impression renforcée par cette présentation horizontale où l’ensemble des lettres moulées par l’artiste elle-même, selon une technique qu’elle affectionne, forme une surface de travail et de projection, propice à l’ambiguïté entre un texte à voir et une œuvre à lire. Les mots deviennent une matière à ordonner, à poser délicatement. La page se fait ainsi table de l’imprimeur, table de l’écrivain et table de l’artiste, permettant un va-et-vient constant entre les territoires de l’art et de l’écriture. »

Chapitre 1 – Récits

L'imaginaire et la mémoire au travail : je les regarde comme deux forces opposées et entremêlées : L’oubli, une force qui emporte et désagrège, et l’imaginaire, qui invente, génère, déploie. L'ensemble des travaux tourne autour du livre – l’objet, le texte – et plus généralement autour de la parole, des récits, et du projet.

Chapitre 2 – Collection

L'acte de l'écrivain - et du lecteur - sont associés à celui du créateur et du collectionneur: « lorsqu’une vision publique monopolistique commence à éroder les vérités communes du quotidien, l’artiste peut contribuer à rétablir l’équilibre – et si nous évoluons, à l’instar de notre civilisation, comme une collection immense, croissante et labyrinthique de livres, c’est une collection qu’un artiste pourra toujours apprendre à disposer de façon plus harmonieuse » (Allan Mc Collum, parlant du travail d’Allen Ruppersberg et de son travail avec avec les livres.)
C’est un trajet, de l'invention et du projet - qui sont au départ de la réalisation d’une œuvre - à la perte, au désir de mémoire ou de conservation - qui en sont l’horizon. De fait c’est un trajet qu’on peut toujours penser à rebours. Il y’a un autre très beau sens au mot « inventer », cela peut aussi vouloir dire retrouver ou déterrer un trésor perdu, remettre au jour.

Chapitre 3 – Livres, correspondances

Il m’amuse de penser - en espérant qu’il ait eu raison - qu’un professeur de philosophie avait ainsi annoté ma copie : « on a l’impression que pour vous les livres ne sont pas des objets de culte, mais des outils de production – une production non aliénée en quoi Marx voyait la beauté et le charme de l’existence humaine (…)»
Je m’intéresse à la facture des choses, aux mécanismes de production des œuvres, des pensées et des langages. Je commence souvent un livre avant d’en avoir fini un autre, et il en est un peu de même dans un travail artistique, il n’est pas rare de travailler sur plusieurs pièces en même temps. A vrai dire ce qui se joue dans ces processus est moins une affaire de chronologie qu’ un vaste et merveilleux territoire de correspondances. Comme si ces correspondances entre les choses et les œuvres pouvaient seules les rendre vraiment puissantes, et ce bien au delà d’elles-mêmes.

 

Figures Figures

 

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Recits Recits

Fantaisie Fantaisie

 

 

Tabula-rasa Tabula-rasa

Tabula-rasa Tabula-rasa

Tabula-rasa Tabula-rasa

Ex-Libris Ex-Libris

Ex-Libris Ex-Libris

Ex-Libris Ex-Libris

l'appartement l'appartement