Contacts
avec :
Enjoycaviar, Sylvie Barré & Anthony Musso,
Éric Stephany & Agnès Thurnauer,
Pascal Poulain & Emmanuel Colomb,
Nicolas Leavenworth & Cyrille Bret,
Sylvie Sepic & William Pellier,
Bernd Trasberger & Christof Zwiener
et Nicolas Romarie

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L'exposition à été présentée du du 16 septembre au 20 octobre 2007
Le vernissage s'est déroulé le 15 septembre 2007 à 18h30
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Formant huit couples de créations, Contacts est une exposition collective
non seulement au sens où plusieurs artistes sont invités à exposer ensemble
mais aussi parce que chaque oeuvre exposée est le résultat d’une collaboration
entre deux artistes, que ceux-ci aient ou non l’habitude de travailler ensemble.
En s’inscrivant en parallèle de la 9e Biennale de Lyon qui a pour thème le temps,
comme les éditions précédentes, et pour principe, l’invitation.
Contacts offre un autre regard sur ces deux données. En proposant à des artistes,
venus de pratiques et d’horizons différents, d’inviter à leur tour un artiste afin de
réaliser une oeuvre en commun, inédite, ce sont les temps de la réflexion,
de la maturation de la mise en oeuvre, de l’échange et de la maïeutique qui sont
mis en scène. «Créer à deux» pose la question de la matérialisation de l’idée,
de la manière dont on donne forme à une pensée, à une intuition. De là,
un questionnement sur la notion d’auteur et une remise en perspective de
la création et de la production. Chaque couple d’artistes a travaillé de façon
différente, et de fait, proposent des réponses singulières à l’invitation de Worx.

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Enjoycaviar (Clément Neyret-Le Tulle & Emmanuel Colomb)
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Nés en 1986 et 1980 à Lyon, où ils vivent et travaillent.
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Conjugaison fractale envers un manque d'accessibilite, 2007
Impression sur adhésif, dimensions variables
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Graphistes associés au Stand en 2007/2008, Enjoycaviar, atelier
graphique créé en janvier 2007, soucieux d’abolir les frontières entre art
et création graphique, travaille naturellement en duo. Ils ont réalisé
l’identité graphique du Stand. Leur travail de collaboration s’exprime
notamment par la création de la revue entreparenthèsesdont le premier
numéro, prévu pour la mi-novembre, aura pour titre Retour en avant.
Pour Contacts, ils ont investi la vitrine en y apposant un dessin mi-réa-
liste, mi-fantastique. Jouant avec l’espace, simulant la présence devant
la vitrine d’un photographe, l’oeuvre confronte réel et imaginaire via
l’association entre univers réaliste de la photographie et réalisation de
dessins «enfantins», oniriques, issus du comicset de l’illustration. Au fil
de l’année, notamment pour la nuit Résonances, cette oeuvre évolutive,
s’enrichira de nouveaux dessins.

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Sylvie Barré & Anthony Musso
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Née en 1972 à Lyon, né en 1974 à Sainte-Colombe. Vivent et travaillent à Lyon.
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Suspension 1 & Suspension 2, 2007
Deux cubes en verre, 35 x 35 cm, estrade en verre, 170 x 130 x 35 cm
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Travailler à deux est un mode de fonctionnement habituel chez Sylvie
Barré et Anthony Musso. Pour eux, la création et la production sont
deux temps séparés et il n’est pas rare que l’oeuvre de l’un bénéficie de
l’aide de l’autre. En imaginant Contacts, ils ont souhaité faire de la col-
laboration un postulat de départ et, dans leur cas, réaliser une oeuvre à
partir d’un même canevas : s’approprier chacun un cube en verre, lié
ensuite à celui de l’autre par un troisième élément. Deux oeuvres com-
plémentaires et « opposées » ont alors été réalisées. Le cube de Sylvie
Barré, contient plus de 750 feuilles de papier formant un bloc fermé, sta-
tique, sorte de réceptacle à tract où s’inscrit « Voix de faits » ; celui
d’Anthony Musso semble en mouvement, grâce aux présences con-
jointes d’un miroir, de bandes gravées dans le verre et de tiges de
rouleaux à peindre surmontés de feutrine blanche. Exercice de style,
cette pièce double révèle deux microcosmes – l’un ouvert et compact
chez Sylvie Barré, l’autre ténu mais enfermé chez Anthony Musso – et
deux visions d’un même protocole.Ses Suspensionsinitient leur projet
évolutif de « suite de cubes ».

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Éric Stephany & Agnès Thurnauer
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Né en 1971 à Bordeaux, vit et travaille à Paris.
Née en 1962 à Paris où elle vit et travaille.
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N pour M, 2007
Installation murale, lettrage aux trous de perceuse, environ 300 x 50 cm
Show the panorama to the blind, 2005
Tirage photographique contrecollé sur aluminium, 25,3 x 33,5
Fuck the Market, 2007
Acrylique sur toile et trous, 100 x 65 cm
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Depuis la rue, le visiteur lira Éternite_sur l’un des murs du Stand. En
rentrant, il s’apercevra que la typographie en italique dissimule le rem-
placement du [n] par un [m], provoquant un glissement de sens et un
mot-valise, résultat, au choix, d’une condensation ou d’un effritement
(d’un mitage) de sens, d’une faute de frappe ou juste d’un plaisir verbal.
Né d’une conversation à trois, entre Éric Stephany, Agnès Thurnauer
et Abel, cette oeuvre prend la forme d’un téléscopage issu du maniement
de la langage. Vanité verbale mangée par les termites, le nouveau mot
retrouve un sens en doublant et démythifiant le sens du terme premier.
Autour de cette oeuvre, les artistes montrent deux pièces antérieures qui
dialoguent entre elles et avec l’Étermité, autour de cette question de la
trace des choses, de leur durée valeur et équivoque. Achaque fois, un
trou, une respiration vient s’insérer dans l’espace de l’image et modifie,
à la manière d’un changement de lettre, le sens premier et univoque.

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Nicolas Romarie
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Né en 1976 à Lyon où il vit et travaille.
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Sortir, 2007
2 affiches sérigraphiées, 45 x 64 cm chacune, 25 ex. sur papier couché
115g.5 feuilles tirages laser noir A4 sur papier machine 80g en pile
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Sources de l’oeuvre : Wilhelm Fraenger, Le Royaume millénaire de Jérôme Bosch,
traduit de l'allemand par Roger Lewinter, éditions Ivrea, Paris, 1993. Première édition
française : éditions Denoël, dossiers des Lettres Nouvelles, 1966. Première parution alle-
mande : 1947 ; Maurice Maeterlinck, La Vie des abeilles, éd. Le Livre de Poche, Paris,
1970. Première édition : Fasquelle et Grasset, Paris, 1901 ; Claude Martine, Une main
d'ouvrier, Jean-Jacques Pauvert éditeur, 1978 ; Boys Don't Cry, The Cure, 1980 ; "En
Écosse, les vagues sont transformées en électricité", in "L'homme et l'océan", Le Monde
Dossiers & Documents, août 2007, article paru le 29 juin 2005 dans Le Monde.
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Nicolas Romarie est l’unique artiste à exposer seul. Ayant conçu ce tra-
vail dans l’éventualité de rencontrer un collaborateur en vacances,
il revient pour l’exposition sans partenaire mais avec une pièce en deux
parties qui met en scène le principe de cohabitation, les figures de
l’échange, de l’articulation, de la disponibilité, du va-et-vient et du
partage d’information. Le titre de l’oeuvre témoigne de ces figures. Pour
Nicolas Romarie, sortir, c’est « accepter de s’aventurer hors de soi ». Ici,
c’est mettre en rapport des éléments épars de réalité et de littérature :
phrases écrites par l’artiste, extraits littéraires, copiés-collés du quotidi-
en, jaquette de livre, et les laisser vivre et se rapprocher grâce à la com-
position dont ils bénéficient. Prend forme une oeuvre riche de sens où le
partenaire attendu pourrait bien être le visiteur.

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Pascal Poulain & Emmanuel Colomb
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Né en 1972 à La Roche-sur-Yon, vit et travaille à Lyon.
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Mur de droite :
Une femme, un homme, un escalier et L'Homme nu, 2007
Mur de gauche :
Un baiser et L'Homme nu(2), 2007
4 photographies mesurant chacune : 70 x 90 cm
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Pascal Poulain, avec le concours d’Emmanuel Colomb, montre deux
couples de photographies d’une série en cours de huit photographies,
questionnant la visibilité conditionnelle et la lecture des images.
Des portraits d’apparence similaire, représentant un jeune homme pho-
tographié en légère contre-plongée, se révèlent plus complexes qu’il ne
semble. Les titres des oeuvres peuvent mettre sur la piste puisqu’il y a
apparemment hiatus entre eux et l’image représentée. C’est dans cet
interstice qu’intervient le geste d’Emmanuel Colomb. Il a gratté
le verre des lunettes de motifs que la lumière révèle en partie selon
la luminosité du cliché. Ces photographies ne sont pas les éléments
d’une narration mais bien un support de réflexion sur notre manière de
regarder les choses, réflexion exacerbée par les scènes gravées, à con-
notation érotique. Chaque couple fait alors partie d’une variation sur
l’identique et le différent puisque chacun d’eux offre son propre degré
de visibilité. Finalement, le seul à ne rien voir de l’image cachée, sans
doute la plus intéressante de toutes, est l’individu représenté.

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Nicolas Leavenworth & Cyrille Bret
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Né en 1976 à Grenoble, vit et travaille à Londres.
Né en 1977 à Annecy, vit et travaille à Lyon.
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It's ok - he saw on it on television, 2007
Liquitex sur mur et châssis, cadres, calque, 4,30 x 1,90 cm
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L’oeuvre de Nicolas Leavenworth et Cyrille Bret fonctionne comme
une condensation et une variation autour des opérations terroristes
d’Action directe organisées à Lyon au début des années quatre-vingt.
Le premier a réalisé un wall drawing, géographie mi-fictive mi-réelle
des lieux d’attentats et de braquages de l’association, et a réuni pho-
tographies et textes qui documentent cette période. Le second a rédigé
un CAP, «court poème d’action», sans ponctuation ni contextualisation,
où il met à l’épreuve les rapports entre temps et espace. L’oeuvre con-
fronte alors, en superposant différents niveaux de mémoire et diverses
sources d’informations plus ou moins historiques, le présent et le temps
passé, avec pour objectif d’interroger, à travers l’espace, les luttes
révolues d’une époque dépassée.

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Sylvie Sepic & William Pellier
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Née en 1968 à Nice, vit et travaille à Lyon.
Né en 1964 à Paray-le-Monial, vit et travaille à Lyon.
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Paysage émerge, 2007.
Installation, polycarbonate sur moquette, 327 x 240 cm
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Amis, Sylvie Sepic est plasticienne, William Pellier auteur de théâtre,
d’expériences littéraires et écrivain. La première est naturellement
intervenue avant l’exposition en réalisant son Paysage émerge_, instal-
lation évoquant la mer – thème récurrent dans son travail actuel – et
posant des questions d’échelle, d’infini et de perception. Transposition
physique d’une photographie prise en surplomb du mouvement des
vagues, l’oeuvre devient une évocation brillante - les granulés non fixés
peuvent évoquer l’écume, le sel marin ou les pixels d’une photographie
- et brouillée de la réalité, propice à l’interprétation. Le second va
intevenir pendant la durée de l’exposition en écrivant un texte en rap-
port avec celle-ci. Il reprend la forme de l’installation voisine en posant
sa feuille d’écriture à plat, les lignes d’encre écrites au fur et à mesure
vont s’accorder aux vagues brillantes du Paysage émerge_. De deux
médiums différents, tisser les liens.

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Bernd Trasberger & Christof Zwiener
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Né en 1974 à Moenchengladbach, vit et travaille à Berlin
Né en 1972 à Osnabrueck, vit et travaille à Berlin
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Tous les deux sculpteurs et habitués du travail in situ, ces deux artistes
allemands travaillent pour la première fois ensemble. L’un de leur
thème commun est la mémoire, surtout celle liée à l’enfance.
Pour Le Stand, ils ont réalisé une oeuvre in situ où chacun a réagi à ce
que faisait l’autre. La construction et la déconstruction des formes don-
nent naissance à une oeuvre en superposition où l’auteur de chaque
geste disparaît derrière la réalisation commune.

Texte et parcours de l’exposition : Clément Dirié / Mise en page : Studio Belvédère
Remerciements à la Ville de Lyon et à la Région Rhône-Alpes.

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Carton par enjoycaviar(dot)com Carton par enjoycaviar(dot)com Éric Stéphany et Agnès Thurnauer Éric Stéphany et Agnès Thurnauer