Let’s Talk About Painting #1, mai-juin 2009
puis
Let’s Talk About Painting #2, septembre-octobre 2009
Organisées par Clément Dirié, critique d’art et commissaire d’expositions, Let’s Talk About Painting #1 et #2 réunissent des artistes qui traitent de la peinture en en faisant et en n'en faisant pas !
Du 13 mai au 13 juin, le goût figuratif d’Eva Nielsen pour la perspective et le jeu des illusions rencontre la peinture, à la fois superflat et « expressive », de Jean-Baptiste Bernadet, pour une mise en espace des possibilités de la peinture.
En septembre/octobre. les oeuvres de Renaud Auguste-Dormeuil, Jean-Baptiste Bernadet, Isabelle Cornaro, Marcelline Delbecq, Eva Nielsen, Jorge Pedro Nuñez et Falke Pisano construisent un parcours inattendu autour de la peinture. Celle-ci, à défaut d’en être toujours la matière, s’avère en être à chaque fois l’un des horizons possibles.
Let’s Talk About Painting #1, mai-juin 2009
Jean-Baptiste Bernadet
« Ma peinture est instable et accidentée, nourrie d’hésitations et de recouvrements. Cela rentre dans l’histoire que je raconte, cela dit un état autant que les mots. J’ajouterais néanmoins que cet aspect rapide, jeté et épuisé est contrebalancé par toute une série de décisions l’enrichissant : les couleurs éclatantes, l’élégance de certains traits, la composition... » (In Semaines, n°14, janvier 2009)
Tendue entre cette apparence « bad painting » et une indéniable recherche esthétique, entre le jeu stylistique et les différentes manières d’appliquer la matière et de concevoir l’espace de la peinture, la suite exposée au Stand reflète admirablement la recherche picturale de Jean-Baptiste Bernadet.
Apparemment hétérogènes, ces toiles, unifiées par leur format, leur date de réalisation – elles ont toutes été peintes en même temps et ne sont donc pas de périodes successives – et leurs cadres de couleur, offrent cette apparence multiple comme le signe paradoxal de leur appartenance à un même corpus. Réunies, elles témoignent des possibilités de la peinture et d’une recherche libérée des oppositions classiques figuratif/abstrait, fond/forme, signifié /signifiant.
www.jbbernadet.com
Né en 1978 à Paris. Vit à Bruxelles et Paris
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Rennes et de La Cambre, Bruxelles
Expositions personnelles récentes :
2009 : Spring Break, Bernadet +Laborde, Speedy-Wash, Wiels Offsite, Bruxelles
2008 : A Total Eclipse Of My Heart, Galerie Xprssns, Hambourg ;
Winter For A Year, Project-Room Galerie les Filles du Calvaire, Bruxelles
2007 : This Is Not America, Konsortium, Dusseldorf ; Happy End, Chapelle des Calvairiennes, Mayenne
Expositions collectives récentes :
2009 : Overlap, Galerie Crèvecœur, Paris ; This Is No Ordinary Love, Bernadet, Laborde, Meert, Galerie Frédéric Desimpel, Bruxelles
2008 : Prix Ariane de Rothschild, Bruxelles
2005 : Julien Baete, Guillaume Bruère, Jean-Baptiste Bernadet, Xavier Noiret-Thomé, Musée des Beaux-Arts, Tourcoing
Let’s Talk About Painting #1, mai-juin 2009
Eva Nielsen
« L’un des enjeux majeurs de ma peinture est de recréer des matières qui s’apparentent à celle du quotidien mais qui ne sont que des mensonges picturaux. C’est la peinture qui domine, et le faux monde auquel elle donne une légitimité. Est-ce un lustre que l’on regarde ou juste une matière picturale dégoulinante ? Des planches de bois ou des traces de pinceaux ? Ce sont tous ces doutes qui font le jeu de la peinture. » (In Entretien avec Amélie Pironneau, mai 2008)
Marquée par l’étrangeté de ses compositions et des sujets représentés, la peinture d’Eva Nielsen présente des espaces dépeuplés, des objets solitaires, des situations incongrues et des sujets dérisoires, tel cet ours, installé sur un pliant, dont le cri paraît moins effrayant que souhaité. Avec les « outils » qu’elle affectionne : l’usage de la sérigraphie pour créer des niveaux différents de lisibilité, l’emploi de la réserve blanche pour renforcer l’indétermination de ses toiles, la présence du flou pour perdre le regardeur dans les différents plans de la peinture, Eva Nielsen crée un monde qui perd peu à peu de son apparente familiarité pour gagner en épaisseur et en énigme. Ainsi, ses toiles offrent-elles une narration perplexe dont chacun peut se saisir afin d’élaborer ses propres scénarios.
www.eva-nielsen.com
Née en 1983, aux Lilas. Vit à Paris
Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Expositions personnelles récentes :
2008 : Poltergeist // Vaudoumania, Ensba, Paris ; Degree Show, Central St Martins, Londres ; 53e Salon d'art contemporain de Montrouge, Montrouge
Expositions collectives récentes :
2009 : Les Morts te saluent !, Ensba, Paris ; SP Arte, Rhys Mendes Gallery, Sao Paulo ;
Still Painting, Rhys Mendes Gallery, Belo Horizonte
Légendes des œuvres exposées
Jean-Baptiste Bernadet
- Shining, huile et laque sur toile, bois peint
- Unnamed Yet, huile et laque sur toile, collage, bois peint
- Tout va très bien, huile, paillettes et laque sur toile, bois peint
- Too Fast For Love, huile et laque sur toile, bois peint
- 7½, huile sur toile, bois peint
- Abstract, huile sur toile, bois peint
- Perfect Lover, huile, paillettes et laque sur toile, bois peint
- Ok, huile sur toile, bois peint
- Naine, huile, paillettes et laque sur toile, bois peint
- Va, huile et laque sur toile, bois peint
- Unlimited, huile et laque sur toile, bois peint
Pour toutes les œuvres : 2009, 60 x 50 cm
Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris
Eva Nielsen
- Cendres, 2008
Huile, sérigraphie et acrylique sur toile, 140 x 110 cm
- Le Mendiant, 2009
Huile acrylique et sérigraphie sur toile, 200 x 145 cm
- S’attarda un moment, 2007
Huile, sérigraphie et acrylique sur toile, 100 x 130 cm
- Boîte, 2008
Huile et acrylique sur toile, 115 x 130 cm
- Parking, 2007
Huile, sérigraphie et acrylique sur toile, 160 x 130 cm










