Champvert
avec :
Katinka Bock, Franck Fontaine, Stéphanie Nava, Bernd Trasberger & Lars Wolter
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La Maison Neyrand
39, rue Champvert (Parc)
69005 Lyon
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L'exposition à été présentée du du 12 mai au 9 juin 2007
Le vernissage s'est déroulé le 12 mai 2007 à 18h30
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Une proposition de Marie-Cécile Burnichon, invitée par WORX :

Reprenant le nom du quartier de Lyon où se trouve la Maison Neyrand, l’exposition Champ Vert explore une série de gestes autour du végétal. Construite au début du siècle (1913), cette maison révèle dans son histoire de nombreux exemples de domestication de la nature, qu’il s’agisse duparc,du jardin et du potager aujourd’hui disparus ou encore des motifs floraux et végétaux de sa décoration intérieure. Loin d’une célébration naïve de la nature, Champ Vert présente des œuvres qui
Bernd Trasberger a une pratique in situ qui associe sculpture et images. Ses dernières pièces sont des modules qui reprennent les formes massives de l’architecture est-allemande des années 70. Les recouvrant de carreaux de céramique colorés, il met en exergue la fonction d’archives architecturales et de design qu’ont aujourd’hui ces bâtiments, la plupart des matériaux utilisés dans ces constructions n’existant plus actuellement. Chez Bernd Trasberger, la construction et la décomposition s’établissent souvent à partir d’un élément de base, la brique, le carreau ou le pixel. Dans le hall de la Maison Neyrand, il présente Carrelage, un fragment du motif végétal du dallage actuel agrandi aux dimensions de l’entrée. Chaque carreau devient ainsi un pixel de cette nouvelle image. A première vue abstraite, elle commence à se recomposer lorsqu’on emprunte l’escalier pourrejoindre le premier étage, restituant progressivement l’élément décoratif dont elle est issue. Le déplacement dans l’espace fait ici office de mise au point sans toutefois atteindre la netteté. Le trajet d’une image ou d’un événement dans la mémoire et la déformation de l’empreinte initiale du souvenir apparaissent souvent dans les œuvres de Bernd Trasberger.

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Stéphanie Nava
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Née en 1976 à Marseille. Vit à Londres. Travaille à Londres et Marseille.
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Dans la pratique de Stéphanie Nava, le dessin occupe la place centrale, aux côtés
d’installations, de photographies et de fabrication d’objets. A l’affût des situations qui fonctionnent comme des gisements de sens, elle s’intéresse particulièrement aux gestes du quotidien et à la façon dont un individu ou une société établit son rapport au monde et le façonne. Ses oeuvres explorent également la fabrication des relations qu’elles soient linguistiques, signifiantes, amoureuses et ainsi que les moyens et les lieux qui leur permettent d’advenir (ou qui les en empêche), en particulier la ville et le paysage. La question de la domestication, qu’elle aille de l’apprivoisement au dressage, est souvent à l’état latent dans ses recherches et se trouve au cœur de l’œuvre présentée ici Considering a Plot (Dig for Victory), Fragment pour un jardin à venir, travail en cours, 2006-2007 (Considérer une parcelle/un complot - Bêcher pour la victoire). Cette installation est un prologue au jardin ouvrier qu’elle a commencé à constituer faute ne pouvoir avoir accès à une parcelle dans les jardins ouvriers londoniens. Ce travail ‘in progress’ (en cours) reprend le nom du programme Dig for Victory mis en lace par le gouvernement britannique pendant la seconde guerre mondiale pour inciter la population à transformer pelouses et jardinières en potagers. L’art de la guerre et du jardinage ont en effet ceci de commun qu’ils cherchent à occuper le territoire, visant une organisation rationnelle et stratégique afin de tirer le meilleur parti de l’espace. Le terme «un complot. Dans ce jardin qui est à la fois une présentation et une cartographie, différents types de domestication de la nature (jardin utilitaire et jardin d’agrément) s’entrelacent. Les légumes tiennent le rang tandis que les plantes grimpantes infiltrent insidieusement le terrain. Depuis leur redoute anguleuse, les insectes nuisibles attendent l’occasion de faire une sortie, sous la surveillance néanmoins des insectes auxiliaires veillant scrupuleusement chacun sur leur feuille. Dans un coin du jardin, le jardinier s’est assoupi. Les plantes narcotiques au-dessus de sa tête auraient-elles eu raison de lui profonde fabrication de l’œuvre, qui dégagée du joug de la rationalité, retrouve une élaboration organique et rhizomique.

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Katinka Bock
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Née en 1976 à Francfort sur Main, vit et travaille à Paris et Berlin.
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Employant des matériaux élémentaires et organiques (bois, goudron, pierre, journaux,
sel...) comme autant d’éléments immédiatement disponibles au monde et en attente de
transformation, les œuvres de Katinka Bock s’inscrivent formellement dans la lignée de l’arte povera et du minimalisme. Qu’elle intervienne dans le paysage, qu’elle conçoive des formes, des objets ou des installations pour des espaces intérieurs, elle pense souvent au territoire, celui de la cité et du politique, façonné par et pour une communauté humaine, avec ces usages, ces symboles et son histoire. Pour Champrejoint dans un mouvement aérien fascinant pour enserrer et surmonter un arbre dont la croissance menace à terme l’édifice. Le dispositif propose comme une course entre le statique (la passerelle, malgré son aérodynamisme) et l’évolutif (l’arbre), transformant à terme le point d’observation du sommet de la passerelle en une cache feuillue, un refuge. Comme si la nature domestiquée dans l’espace public, organisée dans certains cas en vue de contrôler les individus, en canalisant leur énergie ou en organisant leur surveillance, retrouvait dans ce dispositif une possibilité de déploiement libre. Dans un angle de la bibliothèque, Form und Inhalt (forme et contenu) un bloc de bois taillé en forme de pomme de terre et recouvert à la feuille d’or évoque un épisode crucial
de l’histoire de la Maison Neyrand. Menacés d’expropriation en 1962, les derniers propriétaires, les Neyrand, avaient organisé une visite de la propriété pour le Maire de Lyon de l’époque, Louis Pradel. Découvrant les caves remplies des fruits et des légumes provenant du verger et du potager, il aurait été subjugué par l’abondance de cette terre et annula donc la procédure d’expropriation. Hommage est ainsi rendu à la pomme de terre «Par une intervention assez semblable, un couple de charbons cessent d’être combustibles et se rapprochent du diamant, dont ils ne diffèrent que par «volatilescelle utile à l’exploitation minière qui les «mur de l’ancienne bibliothèque, ils (se) font aimants avec le lieu. De basiques et élémentaires, ces éléments sont littéralement investis d’une nouvelle valeur par l’intervention artistique.

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Lars Wolter
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Né en 1969 à Möchengladbach, où il vit et travaille.
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Le travail de Lars Wolters se développe à travers la sculpture, la peinture murale et
des tableaux qu’il qualifie d’«interprétation restrictive de son travail pourrait laisser croire que le recours au vocabulaire formel issu de la tradition minimaliste est chez lui une fin en soi. Pourtant, les figures simples qu’il utilise, telles le carré, le cercle ou le triangle sont autant de points de départ à la mise en place de systèmes complexes qui poussent l’abstraction géométrique dans ses retranchements, au seuil d’une possible figuration. Dans la chambre de l’étage, il présente Jungle, 2007 un ensemble de panneaux découpés et peints en noir, dont la configuration évoque un coup de ciseau, une effraction faite à la décoration de la pièce. Avec la dynamique insufflée aux formes triangulaires de par leur déformation anarchique et aléatoire, l’ensemble évoque une poussée rapide et puissante, végétale, une jungle en arrêt sur image.

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Franck Fontaine
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Né en 1975, vit et travaille à Lyon.
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Franck Fontaine est à la fois plasticien et éditeur. Il écrit également des textes critiques
(un essai sur Kippenberger paraîtra bientôt) et pour la littérature. De nombreux dessins et d’abondantes notes constituent comme la banque de données de son travail. Produisant à la fois des installations, des objets, des dessins ou des photos, ses recherches visent à mettre à jour les fondements de certaines idées et situations, qu’elles soient politiques, artistiques, intellectuelles. S’intéressant à tous les domaines de la connaissance, ses œuvres résultent souvent d’une stratification de références. L’architecture, l’urbanisme, le paysage et la topographie constituent également des points de focalisation et d’analyse de son travail. Herbier, la question de la majorité, 8 livres commentés, première partie, 1997-2007 interroge le mode de fonctionnement des herbiers. Procédant par échantillonnage, l’herbier délivre un savoir par l’appréhension d’un morcellement. Ici, Franck Fontaine propose une réflexion sur la question de la majorité, cherchant à faire la part des choses entre pluralisme (la diversité des pouvoirs) et pluralité (la multiplicité).

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Stéphanie Nava Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Stéphanie Lars Lars Lars Lars Katinka Katinka Katinka Katinka Katinka Katinka Frank Frank Frank Bernd Bernd Bernd Bernd